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Chili - Tout est dans la couleur !
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de Diane, 21-03-2007 |
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Chili 1ere partie, j'y retourne (avec bonheur!) en mai! ARTICLE TERMINE (ca y est, la Diane a fini sa crise de flemme!) |

HO HO HO, j'en etais sure, ces qqs jours en bateau ont un effet tres benefique sur moi. Je ne peux par contre plus dire croisiere (le LP ne le dit pas non plus) car notre sortie et notre ferry n'ont plus grand chose a voir avec ce qu'evoque le mot "croisiere" (seul le prix pourrait le faire croire, 355 dollars pour 3 nuits, 2,5 jours!!!). Le ferry est loin d’etre un bateau de luxe, mais j’ai la chance d’avoir une cabine a 4 personnes avec un hublot, car il semblerait que des passagers ayant paye le meme prix sont dans un dortoir a 14, en fait un long couloir sans aucune ouverture. Il y a 3 “classes” et la mienne, la 3e, est tout en bas, au meme etage que les camions, les marchandises, et vraisemblablement les poubelles ou les egouts, vu l’odeur dans l’escalier exterieur qui mene aux cabines. Les douches et toilettes sont vetustes et communs, mais tres acceptables, avec eau chaude a volonte. La cabine est minuscule (rien pour mettre les affaires des voyageurs, elles sont donc entassees par terre), mes pieds touchent le bout de ma couchette (je mesure 1.69 metres) et je plains sincerement le gars d’1.85 metres qui partage ma cabine... Mais le matelas est bon, il y a des draps propres, une lumiere individuelle pour chaque couchette et en plus on nous fait le lit. Les couchettes me rappellent un poil ma croisiere en Chine et le Transsiberien, mais les similitudes s’arretent la.
Nous sommes 120 passagers environ, 50 membres d’equipage, et l’ambiance est immediatement conviviale, car il n’y a qu’une grande salle commune pour manger, lire, ecrire ou ecouter des infos. Personne ne reste donc dans son coin, tout le monde se parle. Andrea, la responsable des “infos”, detendue, sympa et competente, explique tout en espagnol et en anglais, nous avons droit a des presentations, des documentaires, de tres bons films en lien avec le Chili (“Carnets de Voyage” pour mon premier soir!) et apres un depart sous la pluie, le vent et la brume, j’ecris aujourd’hui (le lendemain) assise parterre sur le pont au soleil avec a ma gauche et a ma droite les majestueux et desertiques paysages de la Patagonie (cote chilienne). J’en profite car ici, la meteo est extremement aleatoire, la pluie et les nuages sont regulierement au menu, ainsi que parfois carrement l’annulation du voyage pour cause de mauvaise mer. Le passage le plus “risque” est le golf de la Pena, que nous commencons cet apres-midi et qui dure 6-8 heures, les pilules contre le mal de mer sont en vente...
Comme la salle commune est relativement petite, les gargantuesques repas se prennent par "etage", toutes les 45 minutes (par exemple les cabines 100 a midi, les 200 a 12:45 et les 300 a 1:30), avec changement regulier de l'ordre d'appel (car nous sommes appeles par les haut-parleurs!). Il s'agit en fait d'un self-service, nous passons avec un plateau pour recevoir notre plat (le meme pour tout le monde sauf vegetariens ou allergiques). Ca donne tout de suite une ambiance cafetariat de boulot ou meme de station de ski, puisque tout le monde est en habits plutot sportifs, polaires, bonnets, parkas. Il y a egalement un bar, et hier, des notre arrivee a 15 heures dans le bateau, plein de gens trinquaient deja avec des bouteilles de rouge ou de blanc. Perso je me suis contentee de mon premier pisco saur pour l'apero (les Chiliens disent que le pisco est chilien et les Peruviens qu'il est peruvien... moi je suis paumee, mais c'est bon!). La nourriture est franchement correcte et ca me fait un bien fou de remanger de vrais repas (1er soir : salade, potage, pain, poisson et riz, jus de fruit, pomme. Petit-dej : banane, yoghurt, brownie, corn-flakes, oeufs brouilles, pain, jambon, fromage, beurre, confiture, jus de fruit, the, cafe !!!).
Et tout ce bien-etre agit extremement rapidement sur mon etat (bon, j'ai aussi augmente la dose de mes medics depuis qqs jours...): aujourd'hui je me suis lave les cheveux, epilee, ai inaugure ma nouvelle creme teintee Helena Rubinstein achetee a Buenos Aires et ai meme, chose incroyable, ressorti mon anti-cernes du fond de ma trousse de toilette!!! Et il faut que je vous avoue une grosse honte : j'ai enfin change de t-shirt, que je mettais depuis... 5 jours? 6 en fait, mais attention, hein, j'ai pas trop transpire et il ne sentait pas (encore) le bouc. C'est juste un detail qui montre a quel point je peux me laisser aller quand je ne vais pas bien. Il ne me reste donc plus qu'a continuer sur ces bonnes ondes, a rencontrer des gens avec lesquels que pourrais me lier pour la suite, puisque nous allons tous au meme endroit. Et la palta sur le completo, c'est une heureuse surprise pour moi qui suit loin de la maison depuis 8 mois : parmi les 120 touristes, il y a, tenez-vous bien, 14 genevois au fort accent de chez moi, de bons carougeois par-dessus le marche (commune a 1km de mon appartement), qui font un tour organise. Vous n'imaginez meme pas mon sourire lorsque j'ai entendu l'accent et les expressions des gens "bien de chez nous" (j'entends ceux qu'on croise plutot avec un gobelet de vin dans les vogues que ceux qui sirotent un verre a 10 balles au centre-ville...). Il y en a une qui a un t-shirt sur le dos duquel est marque "on s'marre", c'est tout dire!!!
Et pis le ptit coup de pouce pour mon orgueil perso, je suis a nouveau admiree lorsque les gens me demandent depuis combien de temps je voyage... (en NZ, quasiment personne ne voyage moins de 6 a 12 mois). Bref, je recharge les batteries, reprends petit a petit gout a ma vie de voyageuse, et panse tant bien que mal mon dos dont l'etat s'ameliore, mais si lentement que je desespere, ainsi que les petites blessures physiques dues a mon moral : j'essaie d'arreter de grossir, de laisser repousser mes ongles (voire meme les 3 doigts que j'ai carrement commence a grignoter) et de soigner un peu les vilaines croutes des piqures chopees dans l'avion et en NZ (pied et jambe gauche : une dizaine, deja en bonne voie de cicatrisation. Pied et jambe droite : une quinzaine, moitie cicatrisee, main et bras gauche : 7, a droite : 5, ce qui fait un total de 40 croutes et trous, super).
Tant que j'y suis avec mon carnet de notes sous les yeux, je vais vous faire partager un de mes petits trips sur le Chili : l'incroyable sonorite des noms de lieux, que j'adore prononcer car ca fait tout joli et drole dans la bouche. Essayez :
Aconcagua. Rancagua. Arica, Iquique. Atacama. Antofagasta. Coquimbo. Temuco. Tolhuaca. Dalcahue. Futaleufu. Puyuhuapi. Et mon prefere : COYHAIQUE (a prononcer coille aille quouer). Le pied, non?
Avant de vous parler de notre magnifique, venteux et humide trek, je souhaite d'abord evoquer la merveilleuse hospedaje dans laquelle nous avons atterri a Puerto Natales, grace a un tuyau d'Isabelle (en me relisant je me rends compte que je ne suis pas sure avoir deja parle d'Isabelle. Il s'agit d'une francaise de 37 ans tres sympa rencontree sur le bateau) : la Casa Teresa. Une maison fraichement peinte en mauve et jaune tenue par l'avenante Teresa en personne, qui passe son temps a tenir sa pension comme une mere couve ses poussins, regarder sa tele et garder sa petite fille. Une femme adorable qui n'a pas cesse une seconde de rendre notre sejour le plus agreable possible (genre je vais a la douche en serviette de bain et elle me propose de venir m'allumer le petit rechaud afin que je ne me gele pas, etc.). Un vrai plaisir de sejourner dans sa maison, et surtout d'y revenir, bien au chaud, apres 3 jours et 3 nuits dans la nature!
Alors ce trek, connu sous le nom du "W" (car il a la forme d'un W) a commence pour nous par la location d'une tente, d'un sac de couchage (j'avais peur que le mien ne soit pas assez chaud) et d'un matelas, ainsi que l'achat d'un bonnet et de gants, histoire de ne pas refaire la meme erreur qu'au Tibet (ou je suis partie dans la montagne a 5600 metres avec des chaussettes a la place de gants que je n'avais pas!). Puis un bus en retard, puis un minibus, puis un plantage de la tente en tordant une sardine sur deux, une morse dans un sandwich, un coup de creme solaire, et c'est parti pour Las Torres del Paine : des tours de pierre a qqs 10 km de notre camping, et 1000 metres de denivele a monter. Nous demarrons tranquille, mon dos est encore tout fragile et Isabelle n'a quasiment jamais fait de marche de sa vie (et c'est elle qui insistait pour louer et porter la tente ;-)) et elle peine des la premiere montee. Apres environ 2h30-3 heures de marche relativement facile, je suis un peu crevee aussi, bien que nous n'ayons pas les sacs avec nous. Le "probleme" est que pour aller admirer les magnifiques Torres, il faut se taper 45 minutes de grimpette (de vraie, cette fois) dans un pierrier... Isabelle renonce et je pars seule. Je commence a serieusement sentir la fatigue mais je vois au-dessus de moi la pointe des tours embrumees qui se dessine... Arrivee au sommet, la vue est a couper le souffle : j'ai devant moi une sorte de cirque de roches dont le milieu est une lagune verte. A gauche une montagne ocre avec un glacier bleute, a droite les 4 tours et encore un peu plus loin des roches bicolores et dentelees. C'est superbe. Il y a aussi pas mal de vent et comme je sais qu'Isabelle m'attend en bas, je ne m'attarde pas.
Arrivee en bas (j'ai mis presque autant de temps a descendre qu'a monter!), personne. Je me dis qu'Isabelle a du discuter avec des gens qui lui ont dit que l'aller-retour prenait en tout cas 1h30 et qu'elle est partie en avant, puisque je marche plus vite qu'elle. J'entreprends donc la marche du retour d'un bon pas, esperant la rattraper. Arrivee au refuge au milieu du parcours, je suis vraiment vannee et j'ai super mal au dos. Je me mets donc un moment a plat ventre et me requinque (merci Jose pour l'orthographe) a coup de biscuits. Il me reste encore 1h30 avant d'arriver au camping, et il est 18h30... J'arrive au camping dans la semi-penombre, retrouve la tente, l'ouvre : pas d'Isabelle, ni elle, ni son sac. La je commence a m'inquieter... Est-elle allee au toilette juste au moment ou je suis redescendue? Bon, je me dis qu'au pire il y a bcp de monde sur ces sentiers, et qu'elle a pu aussi s'arreter au refuge pour dormir, epuisee. Je prends ma douche (chaude, quel luxe!), grignote un peu et a 21h30, extinction des feux, dodo. A 22h00, j'entends a travers mes boules kies la voix d'Isabelle qui m'appelle "Diane!". En fait elle s'est finalement decidee a monter aux tours, on s'est ratees sur le chemin dans le pierrier (plusieurs passages) et elle ne retrouvait plus la tente dans le noir! Ben pour quelqu'un qui n'a jamais fait de trek, elle a tout de meme marche pres de 9 heures (moi 7, et j'en pouvais plus)... Pas etonnant qu'elle etait un peu cassee le lendemain, et le plus dur nous attendait...
Pour le lendemain, nous avons choisi l'option bateau plus 2,5 heures de marche avec les sacs sur le dos, au lieu de 4 heures avec les sacs. Le temps s'est gate, et nous prenons le bateau sous la pluie. Nous commencons, continuons et finissons de marcher egalement sous la pluie, nous pataugeons dans la boue et sommes trempees. Et avec 10-12 kgs sur le dos, c'est pas le top. Nous arrivons au camping et la c'est la deception : il n'y a RIEN a part un terrain completement detrempe pour planter les tentes. Il n'y a meme pas un abri, ne serait-ce que pour faire la cuisine. Isabelle et moi sommes trempees et cassees par la marche avec les sacs, mais nous pensons la meme chose : ne restons pas ici, redescendons. Et c'est ainsi que nous nous retapons EXACTEMENT le meme chemin, avec les sacs qui semblent de plus en plus lourds, sans avoir vu la Valle Frances qui etait completement couverte de nuages. La seule chose qui nous a motivees et nous a mis du baume au coeur, c'est la couloir turquoise, magnifique, du lac Peloe dont la vision nous a accompagnee sur la fin de notre penible chemin.
Puis enfin l'arrivee, une bonne douche chaude, des habits secs, un bol de nouilles lyophilisees, et c'est parti pour une bonne nuit! Tu parles... le vent s'est leve et secoue la tente toute la nuit, au point qu'elle vient ecraser mon visage toutes les 10 minutes! Du coup, impossible de dormir entre les giffles de la tente et le boucan du vent, je sors mon bouquin et lis jusqu'a 4h30 du mat! Pffff, il ne me reste que qqs heures de sommeil et 7 heures de marche m'attendent! Isabelle, pour sa part, a decide de rester se reposer au camping. Elle est malheureusement degoutee des treks, mais il est vrai qu'elle a vise un peu haut pour une premiere experience...
Apres ma super nuit de 4 heures, je me lance donc seule dans la derniere “branche” du W, la marche jusqu’au glacier Grey et retour par le meme chemin, soit 22 km au total. Le vent ne s’est pas calme, mais au moins il ne pleut pas. Du moins pas tout le temps... La balade commence par une legere montee entre des arbres aux couleurs de l’automne et la marche me semble facile sans les sacs. Arrivee au sommet de la colline, la vue est magnifique : un lac, devant une vallee, devant des montagnes, ce qui donne l’impression que le lac tombe en cascade dans la vallee (vous ne voyez pas ce que je veux dire, n’est-ce pas ? Trouvez la bonne photo !). Les arbres tordus par le vent se decoupent sur le paysage. Un peu plus avant mon regard est attire par deux points bleus lumineux au bout d’un autre lac : il s’agit de deux morceaux du glacier (mini icebergs) ! Le vent se fait de plus en plus fort, puis se mele a la pluie. Je me reprends une douche, et plutot froide celle-la, surtout que je me prends tout de face.
Puis soudain, le glacier apparaît au loin, immense, mais partiellement cache par la brume et les nuages… Il pleut encore et encore mais lorsque j’arrive au point de vue, il y a juste une timide eclaircie qui me permet d’apprecier le spectacle et de prendre qqs photos. Le refugio est tres accueillant, poele aux buches flambantes, super musique, canape, cafe chaud, je devore mes biscottes, chocolat et fruits secs. Une averse se dechaine a nouveau dehors, puis je me remets peniblement en route a la premiere eclaircie. J’ai mis 3 heures 30 pour arriver et pense bien avoir besoin de 4 heures pour revenir. Mais en fait, avec le vent dans le dos (et la pluie dans les fesses ;-)), je mets egalement 3h30 pour rentrer malgre plein d’arrets pour les photos : les arcs-en-ciel, les roches ocres, les sommets noyes dans les nuages, les feuilles aux couleurs d’automne, les arbres tortures par le vent, je ne sais plus ou donner de l’index !
Evidemment, a peine sechee par le vent, je me refais rincer juste avant d’arriver, et je n’ai qu’un pantalon : trop cool de le remettre completement trempe apres la douche ! Mais quel bonheur de se poser dans la salle commune apres 7 heures de marche ! En plus, Adam et Kim, rencontres sur la croisiere et pendant le trek, nous ont prepare a manger : soupe en sachet, riz en sachet, boites de thon, miam miam. Puis c’est l’heure du « lit » : fatiguee comme je le suis, je pense bien dormir… mais la Patagonie se merite : cette fois-ci, non seulement nous subissons d’hallucinantes rafales de vent et de pluie qui secouent la tente dans tous les sens, mais en plus ca caille… Finalement, on se retrouve a 7h30 a la salle commune pour boire du the chaud alors que notre bateau n’est qu’a midi. Et c’est avec un bonheur non dissimule que nous retournons a la Casa Teresa. Une bonne douche chaude, des habits secs, et un super repas au resto arrose d’un delicieux copa de vino tinto chileno !
Le lendemain, depart pour Punta Arenas, 3 heures de bus seulement, que je manque de rater car j’ai paume les cles de la Casa Teresa et que je cours partout pour tenter – vainement – de les retrouver. Nous arrivons sous un magnifique soleil (evidemment, pluie quand on marche et soleil qd on est dans un bus…) au terminal de Punta Arenas, et une nana a qui nous demandons notre chemin nous propose de nous deposer. Trop sympa ! L’auberge que nous avons choisie est complete, et la nana propose de nous loger chez elle car elle a qqs chambres. Elle-meme n’est pas tres propre sur elle (cheveux plus que degueus, training informe), mais ses chambres sont pires encore : sans fenetres, une odeur de poussiere et de renferme, des couvertures miteuses, des murs decrepis… Je dis tout de suite que je n’aime pas l’endroit, et la dame se vexe un peu que je n’aime pas sa maison ( !). Mais elle appelle une amie et nous atterrissons dans une hospedaje super sympa, chaleureuse, aux patrons acceuillants, et, palta sur le completo, la TV dans la chambre, ouiiiiiiiii !
Petit tour dans la ville, qui est vraiment jolie (a mon avis), a la recherche d’une lavanderia pour nos vetements, puis repos des guerrieres a « La Luna » : pain, biscotte et grissinis avec sauce tomate et tartare, suivis d’une paila marina (soupe de fruits de mer) pour moi, d’un grand verre de rouge et d’une Henaurme glace comme dessert. Ca me fait trop plaisir de retourner au resto avec qqn de sympa avec qui discuter et partager un repas ainsi qu’un verre de vin !
Le lendemain, nous partons a l’assaut de Punta Arena : shopping pour Isabelle a la zone franche, achat de nos billets de bus pour Ushuaia, visite de la place centrale, superbe, d’une maison du 19e transformee en joli musee, d’un resto local ou je me retape une paila marina, du cimetiere absolument adorable avec des tombes super kitch, d’un musee regional sur les Indiens du coin qui ont tous ete massacres, jusqu’au dernier, un vrai carnage (les eleveurs de moutons, des europeens, payaient 1 peso pour 1 paire d’oreilles humaines !!!), du bord de mer qui est en fait le fameux Detroit de Magellan, du supermarche, de la lavanderia… Au supermarche, je commence a serieusement me rendre compte que la paila marina ne passe pas, decidement je n’ai pas de chance avec les moules. Ca brasse de plus en plus et je tiens jusqu'à l’hospedaje ou je cours ressortir ma paila moule par moule. Je me tiens les pouces pour le lendemain car 12 heures de bus nous attendent ! Mais je garde un excellent souvenir de cette ville : des marins partout, des ecolieres a l’uniforme superbe, et le bizutage des nouvelles recrues de l’universite, qui, couvertes d’œufs, de farine, de peintures et avec des habits en moins (confisques par les grands), doivent vendre des trucs ou faire la manche pour racheter leurs vetements !
Apres la traversee en ferry du detroit de Magellan, cap sur la Tierra del Fuego en Argentine!!!
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