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Argentine - Patagonie


de Diane, 16-04-2007

Ca y est, mon article sur mes 3 semaines en Patagonie est enfin TERMINE !


J'ai passe la frontiere Chili-Argentine le 15 mars, il y a environ 3 semaines. J'ai commence a ecrire 3 mots sur Ushuaia, puis plus rien. Pourquoi? Malheureusement pour vous (et pour moi), rien de bien "croustillant" :
Premierement, j'ai a nouveau traverse une tres mauvaise periode niveau moral, deprime et crises de b...
Deuxiemement, j'ai un peu perdu la "foi en mon voyage" et mon "desir d'ecrire"... Et oui, mon voyage arrive dans son dernier quart et commence pour moi a "sentir" la fin.
Troisiemement, j'ai rencontre des gens et ai passe du temps avec eux (ahhh, enfin une remarque positive!)
Et quatriemement, je commence aujourd'hui ma deuxieme semaine de cours d'espagnol et cela me plait tellement d'apprendre quelque chose de nouveau que j'y passe une grande partie de mon temps!
Je me sens aujourd'hui plutot bien (ahhh, encore une de positive!) et profite donc de l'instant (les moments ou je me sens bien sont malheureusement de plus en plus courts) pour ecrire quelques lignes un peu plus divertissantes, je l'espere, que mon dernier article, qui en plus d'etre plein de fautes (je les ai corrigees, ca y est...), me semble un peu barbant.

Alors qu'ai-je fait depuis le Chili? Comme vous l'avez peut-etre constate en regardant mes photos, je suis passee a Ushuaia, A Rio Gallegos (quipueduc...commediraitstephane), a El Calafate, a El Chalten, a San Carlos de Bariloche et a San Martin de los Andes. J'ai donc remonte la Patagonie argentine en longeant la cordiliere des Andes.

Reprenons donc a mes debuts en Argentine :
Le detroit de Magellan (ou notre ferry est precede par des dizaines de "Toninos", sortes de dauphins (j'ai recu plusieurs versions les concernant) noirs et blancs qui bondissent dans les flots devant le bateau), la Terre de feu (d'interminables prairies (la pampa) ponctuees de temps en temps par quelques estancias (grandes fermes) totalement isolees au milieu de nulle part), des forets aux arbres deja magnifiquement colores par l'automne), et Ushuaia.

Pourquoi Ushuaia ? Il existe en tout cas 2 bonnes raisons de se taper 12 heures de bus pour aller a Ushuaia et 16 pour en repartir : premierement, c’est la ville la plus australe du monde (la plus proche du pole sud, a 1000 km « seulement » de l’Antarctique) et deuxiemement, ben… c’est cool d’aller dans une ville dont on a tjs entendu parler grace a une certaine emission… Sinon, c’est un melange Argentine-Terre de feu-Zermatt : un port, donnant sur le detroit de Magellan, entoure de magnifiques montagnes enneigees, et une rue commercante presque toute en chalets de bois avec des boutiques de luxe, des chocolateries, etc. Pas grand-chose a « faire » sur place selon beaucoup de monde, mais moi je trouve que la liste suivante n'est pas mal du tout : il y a des musees, des montagnes a escalader, un parc national a visiter, des excursions pour voir des pingouins, et surtout un tres beau port (a mon avis) niche entre de superbes montagnes. Malheureusement, mon sejour a Ushuaia ne s'est pas tres bien passe a cause de mes acces de grignotages qui ont pris une tournure inquietante (le pole sud aurait-il une influence sur mes angoisses ;-)))?)

Je me fais donc une premiere journee repos qui vire a journee boulimie (cela avait deja commence dans le bus), et le lendemain, Isabelle et moi partons pour le parc national, ou nous retrouvons… la pluie ! Mais aussi des lapins partout (pas effrayes par les humains!), des piverts (woody wood pecker) et le plus genial arc-en-ciel que j’aie vu de ma vie ! Franchement, j'ai eu l'impression d'etre dans un dessin anime, ou une emission des teletubies, ou dans le film "le magicien d'Oz" : l'arc-en-ciel avait des couleurs tellements vives et bien marquees, dans un decor de carte postale, que cela paraissait irreel...

A 5h30 du mat le lendemain, sous une pluie diluvienne, nous prenons notre bus pour Rio Gallegos, ou nous pensons passer la nuit afin de "couper" le voyage de 16 heures jusqu'a El Calafate. Pour aller de Ushuaia, Argentine, a Rio Gallegos, Argentine (!), il est obligatoire de... repasser par le Chili (!!). Les frontieres, contreversees, entre ces deux pays, sont une des raisons pour lesquelles ces deux peuples ne s'adorent pas (en fait, j'ai surtout entendu les Argentins critiquer les Chiliens que l'inverse, et ce sont les Argentins qui sont venus fouiller dans mes affaires restees dans le bus pendant que je passais la douane, pour me piquer mes fruits que je n'avais pas le droit de passer, pffff, alors que ces memes fruits venaient... de l'Argentine! Par contre, j'ai eu le droit de les manger devant eux, j'en ai donc file a tout le monde et en ai meme mis deux dans mes poches quasiment sous leurs yeux, ce qui prouve que tout cela n'est pas tres serieux).

BREF. C'est un vent a decorner les boeufs qui nous accueille a Rio Gallegos, la villequipueduc...selonstephane, car c'est une ville totalement ignoree des touristes qui ne s'y arretent que pour changer de bus, donc une ville "vraiment" typique, plutot "pourrave", ou il n'y a apparemment rien a voir... Une fois de plus je suis surprise par les raffales du vent de Patagonie, qui comme au parc du Torres del Paine, me font presque tomber! Je n'arrive d'ailleurs pas a retenir mon chapeau qui s'echappe de mes mains, et c'est un peu la course pour le recuperer avant qu'une voiture ne l'ecrase (et c'est la que le poids que j'ai pris ces derniers jours se manifeste dans toute sa grace, beurk). Le vent qui se dechaine nous fait changer d'avis, nous decidons de ne pas nous arreter a Rio Gallegos et de prendre le bus le soir meme pour El Calafate. Nous reservons un hotel par telephone, faisons un petit tour dans la ville et dans un "locutorio" local (centre de "cabines" telephoniques et parfois d'ordinateurs pour internet, endroit ideal pour observer les habitants d'une ville) et c'est reparti pour 4 heures de bus (avec un magnifique film age d'au moins 25 ans avec Sylvester Stallone et la miss blonde peroxydee a cheveux courts et seins refaits dont je ne me souviens plus le nom, et qui etait en couple avec Sly. Vous voyez? Sont trop forts ces Argentins).

Nous arrivons a El Calafate a une heure du matin et, contrairement a notre attente, il n'y a aucun taxi au terminal de bus! Nous tournons donc 10-15 minutes dans les rues quasi-desertes avant de trouver un centre d'appels pour "remises" (taxis) ou nous faisons la queue 20 minutes avant que cela ne soit notre tour pour le taxi. Il est donc quasiment 2 heures du matin quand nous arrivons a notre hostel, recommande par une costaricaine rencontree en route, et c'est une tres agreable surprise apres une tres longue journee de voyage (depart a 5h30 du mat et arrivee a 2h du mat!): l'hostel est une jolie maison tout en bois, avec une immense baie vitree, de seduisantes tables et chaises en bois, des peintures claires, une salle de bain toute blanche et joliment decoree, bref, une atmosphere vraiment "cosy" et chaleureuse, j'ai immediatement un super feeling!

Comme mon etat physique, moral, ainsi que mon dos, sont dans un etat lamentable apres les exces d'Ushuaia et les 16 heures de bus, je decide de me poser quelques jours dans cet endroit agreable, et de reprendre les choses en main pour mon dos. Je vais donc a l'hopital afin de revoir un medecin (j'en ai vu un, ainsi qu'un physio, en Nouvelle-Zelande). Et c'est la que mon article s'arrete alors que j'ai tape au moins une page de plus hier, grrrr, la sauvegarde n'a pas fonctionne et j'ai tout perdu, tiens, ca faisait longtemps. En plus il y a un debile derriere moi de langue anglaise qui, sachant que je parle anglais car il m'a demande un truc, n'arrete pas de s'enerver a haute voix et de dire plein de trucs en anglais. Mais je m'en fiche, moi, de tes problemes, mon gars! Garde les pour toi, nom d'un mate! (le mate est la boisson typique et traditionnelle des Argentins, j'en reparlerai). Bon, je continue plus tard, il me saoule.

Me voila de retour quelques jours plus tard, et pas pour trop longtemps car je n'ai que 20 minutes. Pfff, j'aurais du continuer mon article tant que j'allais bien car la j'ai replonge, mais bon... En fait j'avais ecrit le debut d'un petit texte sur mon experience a l'hopital, donc je reprends, Hopital de Calafate, Patagonie :
Desespere(e) par les hordes de backpackers? Envie de pratiquer votre espagnol et de penetrer dans la culture du pays, la facon de vivre de ses habitants? PLusieurs possibilites s'offrent a vous : les banques, les postes, les telephones publics ou l'HOPITAL local! Avec mon mal de dos qui ne passe pas, je pars donc a la decouverte de l'hopital d'El Calafate. Je me pointe a la "Guardia" (une sorte d'urgences), ou la receptionniste (qui apparait de temps en temps) parle quelques mots d'anglais. Entre son anglais et mon espagnol, nous nous comprenons plus ou moins et j'inscris mon nom, age et nationalite sur une feuille de registre. Elle me dit d'attendre a la porte no 1 (il y a 3 portes, no 1,2 et 3), mais comme les 3-4 sieges sont occupes, je me mets un peu plus loin et j'attends. J'attends sagement qu'on appelle mon nom. J'attends tres sagement. Au bout de 45 minutes, je me reveille un peu et me demande pourquoi moi j'attends alors que ca semble bouger autour de moi. Je retourne alors vers la porte 1 et m'apercoit alors que personne n'appelle aucun nom, il faut rester devant la porte et tenter de la passer lorsqu'elle s'ouvre, environ toutes les 10-15 minutes! Comment expliquer aux gens qui attendent que j'etais la bien avant eux? Finalement je la joue gonfflee et saute sur le pauvre docteur qui ouvre la fameuse porte. C'est un jeune barbu a l'air completement stresse-fatigue-depasse et qui se decompose a moitie lorsque je lui demande s'il parle anglais. NO. Bon. Je lui explique tant bien que mal mon probleme : mi duele la espalda hace 5 semanas, porque tengo la mochilla demasiado violamente, ve un doctor y un physio en Nueva Zelanda y tengo 3 semanas de anti-inflamatory pero siempre dolor...

Le jeune doctor stresse-fatigue-depasse me fait m'allonger, me palpe un peu le dos quelques secondes, puis remplit 4 papiers : 1 pour des radios, 1 pour la kinesiologue, 1 pour une sorte de gaine de soutien (!) et 1 pour des medicaments : des mio (myo?)-relaxants, je suis contente car c'est de ce type de medics dont m'avait parle un medecin francais sur le bateau au Chili. Puis au-revoir Madame, a dans une autre vie (naaan, suis mechante, en fait il m'explique plus ou moins que je dois le revoir (lui ou un autre?) apres les radios.

Je me pointe donc aux radios, mais il n'y a personne. Il y a un endroit intitule "Turnos" ou il y a plein de monde, j'y vais donc, et on m'explique que je dois prendre rendez-vous pour les radios. On me demande d'ou je viens, si j'ai une assurance, et je deviens la "Turista Suiza", qui embete un peu tout le monde car on ne sait pas trop quoi faire de moi et en plus je ne parle presque pas l'espagnol. Je ne sais pas quand je peux voir la kine, et on me remet devant une porte, dans un couloir ou attendent deja plein d'hommes, de femmes et d'enfants. Heureusement celle-ci s'ouvre assez rapidement devant la charmante Maria, qui, contrairement au doc, ne semble pas du tout genee par notre probleme de langage. Et j'ai vite droit a un massage (incroyable comme Maria trouve rapidement les points qui font mal), des ultra-sons et une lampe chauffante, un rendez-vous pour le lendemain meme heure et elle m'explique comment m'inscrire pour les radios.

La turista suiza est de retour aux turnos, j'explique que je paierai les radios en pesos et que j'ai une assurance dans mon pays. Le rendez-vous est pris pour le surlendemain.
Le lendemain, j’ai droit a un nouveau massage chez la kine et je commence a vraiment remarquer l’accent argentin, soit tous les “ll” et “y” prononces “che”. Du coup, quand elle me dit, pour le lit de massage, “ el mismo que acher”, je ne comprends pas tout de suite (acher = ayer = hier!). Puis c’est le tour des radios, et une fois l’affaire terminee, on me donne mes radios et au-revoir madame. C’est bien joli mais moi je ne sais pas lire une radio. Je retourne donc aux “turnos” et demande a voir le medecin. Je ne sais pas son nom mais ils reconnaissent son ecriture sur mes ordonnances, et tout le monde commence a le chercher pour la turista suiza, mais apparemment il n’est pas la ce jour-la. Les secretaires des turnos commencent visiblement a en avoir mal du bordel dans cet hopital, il manque de medecins… Comme j’insiste pour voir qqn qd mm, on m’appelle le directeur de la clinique (¡!) puis finalement, un gars vient et m’amene devant une porte, d’ou sort le medecin que j’avais vu le premier jour et qui n’est donc pas absent. Je n’y comprends rien mais tant pis, je lui montre les radios, il a toujours l’air aussi stresse-fatigue-depasse et les regarde en 30 secondes en me disant qu’il n’y a rien. Au revoir Madame, continuez les massages et ne vous agitez pas trop. Ouaiiiiis, a part qu’il y a le parc nacional du Fitz Roy et ses sublimes paysages qui m’attendent.

Comme je me sens vraiment mieux grace aux medicaments et aux massages, je quitte finalement El Calafate, son hopital ou tout est gratuit pour les locaux et pour moi egalement (sauf la partie radio, en fait j’ai paye le material uniquement), et mon adorable kine, qui comme tous les Argentins entre eux, me fait chaque fois la bise sur la joue (la kine de Bariloche fera pareil). Au fait, j’ai oublie de dire que dans mon hotel, il y avait un jeune chirurgien de Buenos Aires qui ne se prenait pas pour de la merde et m’a fait completement flipper : j’ai une tres mauvaise posture, ma douleur pourrait bien etre chronique, je devrais peut-etre prendre des medicaments toute ma vie et si je ne me redresse pas on m’opere dans 15 ans. Sympa le chirurgien, en tout cas il n’a visiblement pas fait psychologie… Donc voila pour le chapitre dos. Malheureusement, au moment ou j’ecris ces lignes, sois 2 mois apres ma “blessure”, j’ai toujours mal et les myo-relaxants agissent de moins en moins. Je commence a penser a un retour anticipe…

Sinon, El Calafate n’a pas vraiment d’interet en soi, que des restaurants et des chocolateries, mais c’est la ville d’ou l’on part voir une, selon moi, des merveilles du monde : le glacier Perito Moreno. Pour moi il y a a present 2 categories de “merveilles du monde”, les oeuvres humaines et les oeuvres naturelles, qui parfois se melangent magnifiquement comme pour les temples d’Angkor au Cambodge. Comme merveilles humaines, j’ai vu, pendant ce voyage, la Grande Muraille de Chine, l’armee de terre cuite enterree a Xian, le Palais du Potala a Lhassa, le Taj Mahal en Inde, les temples d’Angkor au Cambodge, les Pagodes de Bagan en Birmanie, et j’en omets certainement. Et pour les merveilles naturelles, impossible d’en faire la liste tant les pays que j’ai visites etaient parfois sublimes : la Mongolie, un joyau de nature inviolee, la Chine et ses montagnes en dentelle ou en pains de sucre, ses rizieres en terrasses, le Tibet aux plus belles montagnes de haute altitude et aux lacs inoubliables, le tout impregne d’une atmosphere mystique, le Nepas si varie… Bon, en Inde, ce ne sont pas les paysages qui m’ont le plus bouleversee… La Thailande pour ses belles plages (quoique j’en ai vues des 1000 fois plus belles, a mon sens, au Laos et en Nouvelle-Zelande, mais bon ce n’etait pas de l’eau turquoise a 29 degres), le Laos et ses incomparables rives du Mekong, les couchers de soleil en Birmanie, toute la Nouvelle-Zelande qui est superbe d’un bout a l’autre, un des plus beaux couchers de soleil de ma vie au Chili, sans oublier le parc des Torres del Paine, un arc-en-ciel surnaturel en Argentine, le parc du Fitz Roy et sa vegetation automnale aux couleurs ennivrantes… Que de beautes! Et enfin le fameux Perito Moreno, a mon sens le plus vivant des monuments naturels (je ne connais pas encore bien les volcans) : un monstre de glace au camaieu de couleurs qui changent continuellement en fonction de la lumiere, et que l’on sent, voit et entend “vivre” car il bouge, craque, crache des morceaux de glace, fait des vagues, on dirait un geant en train de digerer, c’est fascinant. On le regarde pendant 3 heures et on le quitte presque a regret, car plus on le regarde et plus on decouvre de nouvelles couleurs (tous les tons de turquoise, de gris dans l’ombre, de rose, de mauve…), de nouvelles formes, de nouveaux bruits de blocs qui s’effondrent… Un moment magique.

Mais le Perito Moreno n’est pas le seul glacier de la region… Il se trouve dans le parc national “Los glaciares”, qui comme son nom l’indique, comprend beaucoup de… glaciers. Et une partie de ce parc est une Mecque du trek : autour du Fitz Roy et du village de depart El Chalten. Isabelle et moi nous separons donc, puisqu’elle ne souhaite plus faire de trek, malheureusement degoutee par la difficile experience du Torres del Paine. Mais il y a 2 Argentins dans mon hotel qui s’y rendent egalement et nous nous retrouvons dans le meme bus. Ce sont les premiers a me faire decouvrir le fameux “mate”, la boisson/tradition argentine par excellence, bien que le mate soit egalement bu en Uruguay, ainsi qu’un peu au Paraguay et au Chili.

Le mate vient d’une coutune indienne. Il s’agit d’une herbe specifique (yerba mate, qui se prononce “cherv/ba mate”, sechee, dont on remplit un recipient souvent fait d’une calebasse et qui se nomme “mate”. La bombilla (a prononcer bombicha, qui est une paille metallique avec un filtre au bout) se place d’un cote et l’herbe de l’autre (en inclinant le mate), puis on verse de l’eau tres chaude mais non bouillante quasiment a rabord. Celui ou celle qui prepare le mate, le “cenador”, boit la premiere gorgee afin de verifier s’il est bon et a bonne temperature, puis le passe a une autre personne en prenant soin de presenter la bombilla dans le bon sens pour l’autre personne. Attention, on ne “touille” JAMAIS son mate avec la bombilla. Chaque personne boit jusqu’a ce qu’elle entende le bruit des bulles qui signifie qu’il n’y a plus assez d’eau. Le cenador reprend alors le mate et le rempli a nouveau d’eau avant de la passer a la personne suivante. Et ainsi de suite. Lorsque le mate n’est plus assez fort, il est “lavado” et il faut changer l’herbe. Une personne qui ne souhaite plus en boire dit “gracias”, passe son tour et ne retouche plus au mate. Le mate peut-etre nature, ou sucre, ou agremente d’herbes ou autre. Les enfants le boivent sucre. Le mate ne se boit pas pour etancher la soif mais pour partager un moment avec des proches, ou seul pour se relaxer, se poser ou reflechir. La plupart des Argentins en emmene partout avec eux (en excursion ou dans les bus), ils se balladent donc avec les elements indispensables suivants : de la yerba, un thermos d’eau chaude, un mate (la “tasse”) et une bombilla. J’ai vu une fille en trek qui avait un verre en sagex et un bombilla en plastique pour pouvoir boire son mate en trek sans alourdir son sac a dos! Et comme vous l’aurez certainement devine, cette coutume est pleine de sens differents : un mate mal servi ou trop/pas assez chaud signifie un manque d’estime envers la personne servie, un jeune qui se prepare et boit son premier mate seul devient un “adulte”, etc.

Ok on a compris, vous entends-je dire, mais quel GOUT ca a??? Tout d’abord, avant le gout, il y a la sensation de l’eau brulante qui passe dans la paille metallique, et la chaleur sur les levres a ete pour moi surprenante et agreable. Ensuite, c’est un peu chaud pour nos palais europeens, et plutot amer, mais moi j’aime bien. Le seul probleme a ete lors de ma 2e degustation de mate ou j’en ai repris plusieurs fois, j’ai eu un terrible mal de ventre pendant plusieurs heures, au point que j’ai du me coucher… Le bapteme du novice me direz-vous, mais du coup je n’ose plus essayer.

Ce sont donc Juan et Ruben qui m’ont offert mon premier mate et m’en ont explique quelques regles. J’ai appris le reste a Bariloche pendant mes cours d’espagnol. Juan et Ruben sont donc 2 Argentins de Buenos Aires qui rentraient de 3 mois de travail au bord des bateaux qui partaient en Antarctique. Comme Ruben connaissait deja les sentiers de trek, nous avons marche notre premier jour ensemble (sous la pluie et le vent, pour changer), avec une autre Argentine rencontree dans le bus… Mon espagnol a commence a s’ameliorer! Et Ruben, trop chou, a porte mon mini sac emballe dans un sac poubelle (la classe) pour soulager mon dos. Le soir, ils m’ont emmene manger une specialite locale dans un chouette resto qui fabriquait lui-meme sa biere. Donc au menu, biere artisanale, empanada de carne “piquante” et locro, sorte de soupe indienne avec plein de trucs dont mais, patates et lardons, un delice. Nous nous sommes donnes un RDV pour marcher ensemble le lendemain, et ils m’ont prevenue que les Argentins avaient tjs une demi-heure de retard (je dois avoir des origines argentines ;-))). Je les ai donc patiemment attendus, puis me suis cassee toute seule au bout de 40 minutes, ils m’ont pose un lapin. En fait je les ai recroises le lendemain et c’est ce que j’avais pense, ils ne se sont pas reveilles…

Cela a donc ete pour moi une superbe journee de marche en solitaire, temps magnifique sauf sur la fin, photos superbes du Fitz Roy. Le seul truc, c’est que j’ai reussi a me tromper de chemin et me suis retrouvee au bord d’une lagune au lieu d’etre sur la colline AU-DESSUS de la lagune. J’ai compris a ce moment pourquoi j’etais absolument seule et que le chemin etait tres mal indique (je me suis rendue compte que je devais suivre des tas de pierres, mais je ne les voyais pas toujours, pffff, j’ai fait des detours…). Mais mon chemin a moi toute seule en valait quand meme la peine, derriere des centaines de metres de pierres, une lagune bleue surmontee du Fitz Roy et des autres sommets et dans laquelle s’avance un glacier, encore un mais je ne m’en lasse pas! Par contre, le vent se leve et a nouveau je suis surprise par sa force. Je tiens a peine debout et prends toutes les precautions posibles pour sortir mon appareil photo et me tirer mon autoportrait sans finir dans la lagune…

Puis je rentre sous les nuages et m’ecroule dans mon lit après 8 heures de marche sans m’etre assise une seule fois (j’avais peur de prendre du retard et d’etre coincee par le mauvais temps ou l’obscurite). Je pense reprendre des forces en passant une bonne nuit, mais je n’ai pas prete assez d’attention aux quelques nouvelles piqures que je traine depuis Ushuaia. Apparemment, le chat que j’ai pris dans mon lit m’a laisse des copines a lui, qui ont du faire la fete avec de nouvelles copines rencontrees dans mon lit… Au bout de quelques heures de sursauts et de demangeaisons, je me reveille completement, allume ma lampe frontale et commence a scruter mon drap : une, deux, trois minuscules puces ou poux font du trek au pied de mon oreiller. Je prends un papier et en ecrase 4 a l’interieur afin de les montrer a l’hotel. Bien sur je ne peux plus dormir, et je commence le marathon de la gratte. Un petit tour sous la douche et devant le miroir m’apprend que j’ai environ 60 piqures, la plupart sur le dos, le cou et les bras, mais egalement 10 sur le visage, super. J’attends que le personnel de l’hotel et mes compagnes de dortoir se reveillent et commence a ameuter tout le monde. Les autres filles de ma chambre n’ont rien, mais des qu’elles voient mes piqures,je deviens la pestiferee. Elles ne m’adressent plus la parole a part pour me demander si je change d’hotel (ce qu’elles me conseillent, bien sur) et sortent immediatement toutes leurs affaires de la chambre. En fait elles veulent savoir si je reste dans l’hotel ou pas, car comme je demande a changer de chambre et elles aussi, on se retrouverait dans la meme! Eh bien je ne me gene pas, c’est moi qui reste et ce sont elles qui partent (3 filles). Seule une fille est restee et a partage une chambre avec moi la pestiferee! Je ne gueule pas trop a l’hotel car d’une ce n’est pas de leur faute (il n’y avait qu’un lit “infecte”) et de deux je me demande si ce n’est pas moi qui les ai amenees… La seule chose qu’il me reste a faire, c’est de laver toutes mes affaires des mon arrivee a Bariloche, le surlendemain.

Mais avant d’arriver a San Carlos de Bariloche, il me reste un jour de trek. Un americain rencontré au Torres del Paine m’avait conseille un itineraire superbe et desert. Je me lance et arrive dans une foret enchantee : tous les arbres sont oranges, jaunes, rouges, legerement caresses par le vent, il y a plein de fougeres dans les memes couleurs et une fois de plus j’ai l’impression de marcher dans un monde surnaturel, trop beau pour etre vrai. Je prends mon temps, ces moments sont trop precieux. Puis arrivee a plus haute altitude, la foret s’arrete pour laisser la place a une pente herbeuse qui mene au sommet de la montagne ou regne un desert de pierre, d’abord ocre puis gris fonce. Depuis en haut, la vue sur l’arriere du Fitz Roy et le Cerro Toro, avec son glacier, est a couper le souffle. Malgre le vent, je m’installe et contemple longuement ce magnifique panorama. Puis un peu reposee, je tente le sommet du sommet, et dois faire les dernieres dizaines de metres quasiment a 4 pattes tellement le vent est puissant. Mais l’effort en vaut la peine, j’arrive sur un mont ressemblant a du charbon, completement soufflé par le vent, avec une vue a 360 degres sur des montagnes, des glaciers, un lac turquoise, des collines mauves, et tout cela pour moi seule. C’est fabuleux.

Je redescends comme sur un nuage, repasse par la foret enchantee et arrive a El Chalten. Pas vu passer les 6,5 heures de marche, presque oublie les puces, mais les satanees piqures ne m’ont pas oubliees, elles.En effet, mes 60 piqures me grattent a fond des que je ne suis plus occupee par autre chose. Je me suis deja frottee et lavee sous la douche, le corps, les cheveux, j’ai mis des vetements propres, mais j’ai hate d’arriver a Bariloche et de nettoyer toutes mes affaires. Pour economiser mon dos qui a assez bien tenu le coup pendant le trek grace aux myo-relaxants et au fait que quand mes muscles sont chauds j’ai moins mal, je me suis offert un avion de El Calafate a Bariloche (2 heures d’avion contre 26 heures de bus…). Le court voyage se passe merveilleusement bien grace a la rencontre sympathique et interessante de Jose, un Barcelonais en vacances que j’ai rencontre qqs minutes sur un sentier de trek. Il voyage pour la premiere fois seul (depuis une semaine, mais il faut un debut a tout !) et se pose (et me pose) plein de questions sur un long voyage en solitaire… Un homme vraiment sympa, sur la meme longueur d’ondes que moi, c’est presque dommage que nous ne puissons pas faire un bout de voyage ensemble (il va a une autre destination dont je ne me souviens plus).

J’arrive donc presque fraiche a San Carlos de Bariloche, la ville suisse de Patagonie (on m’avait prevenue) et du chocolat. J’ai reserve un lit a la « Bolsa del Deporte », une guesthouse tres chaudement recommandee par Isabelle du Tibet (elle m’avait laisse une liste de bons plans en Amerique Latine) et effectivement l’endroit est genial : bien centre mais avec un jardin tout mignon, a l’interieur tout est en bois comme un chalet de montagne, avec plein d’articles de ski, il y a des couloirs, des chambres et des salles de bain un peu partout, ainsi que des « trappes » qui menent a des chambres dont on ne soupconnerait meme pas l’existence. 3 ordis avec internet libre d’acces, 2 TV dont une avec DVD, des lits en dortoirs de 6, mais completement cloisonnes de bois, donc on a son intimite et on ne sent pas les mouvements de celui/celle du dessus, et le dulce de leche sur la baguette (voir plus tard dans un article sur la culture argentine), c’est qu’il y a un… duvet comme couverture ! Bref, je tombe immediatement sous le charme et le confort de l’endroit (je dechanterai la semaine suivante car il y a vraiment trop de monde et de foires le soir…)

Isabelle, qui a traverse la Patagonie pendant que je faisais mon trek, debarque dans la meme guesthouse une demi-heure apres moi ! Il y a aussi pas mal de Francais, je fais la connaissance de Diego (australien d’origine argentine) qui voyage avec sa copine francaise Virginie et j’entends parler d’une ecole d’espagnol sympa qui se trouve a 2 minutes a peine. Comme on est dimanche, la semaine de cours commence le lendemain et je me decide sans hesitation. J’ai besoin de me poser pour mon dos, je suis fatiguee physiquement et moralement de voyager et de visiter sans cesse, l’endroit est accueillant, confortable, l’ecole commence le lendemain, l’occasion est trop belle. Bon, je ne sais pas s’il y a de la place, mais je tente le coup.

Le lendemain j’arrive donc toute contente a l’ecole a 9 heures. Les cours sont plus ou moins pleins mais ils me casent quand meme apres m’avoir fait passer un petit test de niveau. Je debarque donc dans un cours de niveau 2 (mes qqs heures d’espagnol en 2003 a Geneve ainsi que mes qqs semaines de pratique ont porte un peu leurs fruits) et tout se passe bien a part qu’il y a dans mon groupe de 5 « etudiants » une grosse connasse (pardonnez moi l’expression mais elle m’a vraiment choquee) d’Allemande qui se comporte super mal. En plus, vu son age (la quarantaine passee), elle est vraiment inexcusable : en fait elle a deja fait une semaine de cours et ne se rend apparemment pas compte que le lundi matin est un peu un cours « d’ajustement » ou on refait les classes avec les nouveaux arrivants et elle n’arrete pas de soupirer et de faire des gestes brusques et bruyants pour montrer son mecontentement de refaire des choses qu’elle a deja vues. Mais le pire reste a venir : tout d’un coup, elle s’enerve completement et se met a parler a la prof, qui est absolument adorable, comme a un chien. En tant que prof moi-meme, je suis completement abasourdie et comme la prof a l’air completement choquee et ne peux pas dire grand-chose (ce n’est pas l’ecole publique !), je lui dit de se calmer et de changer de ton. Nous sommes tous super genes de la scene et franchement j’admire la prof d’avoir su garder son calme, moi j’aurai explose a sa place. Heureusement, « Regina » finira la semaine dans un autre groupe et moi je me retrouve le lendemain avec une nouvelle prof, Flavia, et 2 « camarades » de classe, Jake l’americain et Allan le Tchequo-Suisse.

Et une fois de plus, comme pour mon americain rencontre en Chine, une bonne surprise : Jake (22 ans) est vraiment sympa, intelligent, humble, discret, bref, super sympa, tout le contraire de l’image que j’ai (a tort) des Americains. L’autre bonne surprise est la rencontre de mon compatriote Allan : un jeune geant (1,98 metres et tout juste 18 ans) de la Tour de Treme, de parents anglais et tcheques. Moi qui ai un peu d’experience avec les ados de 12 a 19 ans par mon travail d’enseignante, je suis litteralement abasourdie par l’intelligence, la maturite et la culture d’Allan. Etant a moitie Tcheque, il parle tcheque. Ayant choisi de faire un bac francais en Angleterre et de parent anglais, il parle parfaitement l’anglais. Il est en Argentine depuis une semaine et a choisi une formule avec cours en groupe le matin (4 heures) et 2 heures de cours prives l’apres-midi, plus logement dans une famille d’accueil locale, tout cela pendant un mois, et il apprend a une vitesse fulgurante. Et moi avec mes 9 mois de pause intellectuelle et ma memoire qui a plus de trous qu’un emmenthal, je ne retiens rien, me trompe tout le temps sur les memes trucs et me rends compte que non seulement je n’ai pas sa facilite d’apprentissage, mais en plus j’ai vieilli… Bref, une super rencontre et un veritable plaisir de passer 2 semaines de cours avec lui (car j’ai tellement aime la premiere semaine que j’ai rempile pour une deuxieme), malgre notre difference d’age de 17 ans, nous pensons de la meme facon et avons une vision des choses vraiment similaire. Apres son mois de cours d’espagnol, il fait 3 mois dans un sorte de « camp ecologique » en Argentine… Ca me fait du bien de voir un jeune aussi prometteur, moi qui en ai tellement vus en rupture…

Et pour la premiere fois depuis 9 mois, je pars en week-end ! En effet, je me rends a San Martin de Los Andes, a 4 heures de bus de Bariloche, avec Diego et Virginie. Nous traversons donc la superbe regions des lacs (connue pour une « ressemblance » avec la Suisse, mais franchement, c’est plus beau ici) et arrivons a San Martin, un vrai bled de carte postale : des batiments style chalets tout pimpants et nickels, des boutiques de sport assez luxueuses, des chocolateries et magasins de glaces partout, des parillas (restaurants-grill), des arbres, des parcs, du soleil… Que demander d’autre, en plus nous pique-niquons de delicieux empanadas sur l’herbe avant de faire une petite ballade qui nous emmene devant un magnifique panorama sur un lac d’un bleu tres pur, ou nous rencontrons 2 femmes de Buenos Aires en vacances (c’est le debut de la semana santa en Argentine) avec lesquelles nous discutons. Le soir nous mangeons a la locale (nous avons pris du temps pour louer des velos pour le lendemain car le dimanche tout est ferme) : bife de chorizo (morceau de bœuf epais et succulent) dans une parilla a… 23 heures du soir, et nous ne sommes pas les derniers ! En effet, j’en reparlerai dans un article que je prepare sur les coutumes en Argentine, mais en tout cas les horaires sont totalement a l’espagnole : lever assez tardif, dejeuner a 13h30-14h00 et diner vers 21h30-22h00 en semaine et 23h00-24h00 le week-end !!! Vraiment des horaires qui ne me conviennent pas, moi qui ai toujours faim deja a 18h00 et qui n’aime pas manger apres 20h00 !!!

Le lendemain, retrouvailles presques emues avec une selle, un guidon et mon sport prefere entre tous : le velo ! Je crains la catastrophe car j’ai beaucoup perdu mes muscles et ma condition physique. Mes dernieres balades a velo, tres courtes et tranquilles, remontent a la Birmanie en janvier… Diego et Virginie ne voyagent que depuis 3 semaines et font des course de VTT pres de Lyon !!! Nous nous lancons dans l’ascension d’un petit sommet et heureusement nous y allons tranquillement, car il y a tout de meme 3 heures de montee… Mais je tiens bien le coup, en fait mon cerveau se souvient tres bien de l’effort, meme si les muscles ne sont plus la… La meteo est ideale, le paysage assez beau (encore des collines et des lacs) et je passe en excellente journee, bien que Virginie et Diego soient un couple vraiment particulier : ils se chamaillent et se critiquent sans arret, vraiment tout le temps, a propos d’absolument tout, c’est vraiment une facon d’etre et je me demande comment ils tiennent… Mais c’est fatiguee et contente que je reprends mon bus pour Bariloche le soir. Stephane arrive le vendredi suivant et j’en suis toute contente. Malheureusement, mon bien-etre va rapidement se deteriorer car je vais peter un cable des lundi, et jusqu’au vendredi de l’arrivee de Stephane. Je ne vais pas m’etendre sur cette sale semaine mais je suis de nouveau tombee tres tres bas, plusieurs crises de boulimie par jour, isolement social total en dehors de mes cours, sentiment d’associabilite et atteinte de mon poids maximum depuis plus de 5 ans, bref, la cata. Ras le bol de voyager, ras le bol d’etre loin de mes amis, ras le bol d’etre fatiguee et surtout ras le bol d’avoir mal au dos et encore plus ras le bol d’etre moi, toujours aussi fragile qu’avant mon depart, j’ai l’impression d’avoir regresse apres mes progres du debut.

C’est donc une Diane passablement detruite et fragile que Stephane va retrouver. Je suis emotionnellement a fleur de peau(allons, n’ayons pas peur des mots, je suis a bout), j’ai perdu confiance en moi, je reconnais a peine mon visage le matin tellement j’ai les traits tires et enfles, et physiquement le bilan n’est pas terrible : j’ai vraiment bcp grossi (je peux a peine enfiler mes pantalons), j’ai de nouvelles piqures de moustiques ou de puces, je ne sais pas, mais je me gratte tout le temps, j’ai des pellicules aux cheveux, mes ongles sont tous ronges et j’ai a nouveau bien mal au dos. Une serieuse reprise en main s’impose, avec de l’amour en perfusion.

Au moment ou j’ecris ces lignes, je vais deja beaucoup mieux, l’amour et la tendresse font des miracles, j’ai toujours mal au dos mais cela va mieux, j’ai pu arreter les myo-relaxants il y a 4 jours et j’essaie de me reconstruire et de reprendre des forces. Pour ceux qui me lisent et qui se disent « ouh la la, mais c’est trop dur de voyager », rassurez-vous, j’avais deja ces problemes avant de partir et meme s’ils sont durs a gerer en voyage, ils ne sont pas dus au voyage…

Reprise du blog fin avril apres le depart de Stephane. Hasta Luego!




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